La trottinette électrique s’est imposée dans les déplacements quotidiens de millions de Français. En 2025, près de 609 000 unités ont été vendues, portant le parc national à un cap historique. Pourtant, derrière cet engouement se cache un angle mort dont beaucoup d’utilisateurs ne soupçonnent pas l’ampleur : la couverture assurance. Être assuré n’est pas seulement une question de bon sens, c’est une obligation légale.
Une obligation légale que beaucoup ignorent encore
Depuis le décret n° 2019-1082, toute trottinette électrique circulant sur la voie publique doit être couverte par une assurance en responsabilité civile (RC). La trottinette est en effet classée comme Engin de Déplacement Personnel Motorisé (EDPM), au même titre qu’une moto ou une voiture pour ce qui est de l’obligation d’assurance. Le décret de 2023 a ensuite durci les règles, avec des sanctions alourdies pour les comportements dangereux.
La RC couvre les dommages causés à un tiers, qu’il s’agisse d’un piéton, d’un automobiliste ou d’un élément du mobilier urbain. Mais elle ne protège ni le conducteur, ni l’engin lui-même. En cas d’accident sans assurance, c’est le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires (FGAO) qui indemnise la victime, et c’est l’utilisateur fautif qui se retrouve exposé à des poursuites civiles et pénales pour rembourser l’intégralité des sommes engagées.
Assurance habitation, libre-service, prêt entre amis : trois cas où l’on croit être couvert sans l’être vraiment
Beaucoup supposent que leur assurance habitation suffit. Ce n’est généralement pas le cas : la trottinette électrique étant considérée comme un véhicule terrestre à moteur, elle est le plus souvent exclue des contrats multirisques habitation. Vérifier son contrat avant de rouler est donc indispensable.
La trottinette en libre-service, elle, inclut parfois une couverture dans le tarif de location, mais les garanties restent minimalistes. Elles ne protègent pas le conducteur en cas de chute isolée ou de blessure. Quant au prêt entre particuliers, il représente un véritable angle mort : l’emprunteur se retrouve souvent sans protection propre, la couverture étant attachée à l’engin et non à la personne.
C’est précisément ce point que détaille un article sur l’assurance trottinette électrique publié par la Tribune de Lyon, en partenariat avec APRIL Moto : une assurance nominative, attachée au conducteur et non à l’engin, permet d’être couvert quelle que soit la trottinette utilisée, y compris celle d’un proche ou un modèle en libre-service.
Ce que propose une assurance dédiée, et à quel prix
Les formules d’assurance spécifiques aux trottinettes électriques sont accessibles à partir de 5 euros par mois environ, selon le profil et les garanties choisies. Certaines offres incluent une protection corporelle du conducteur pouvant atteindre 100 000 euros en cas de blessures, une prise en charge des frais de transport en cas de panne de batterie, ou encore des formules famille permettant de couvrir plusieurs utilisateurs d’un même foyer sous un seul contrat. La souscription se fait entièrement en ligne, avec une attestation délivrée immédiatement.
À une époque où les accidents impliquant des trottinettes électriques sont en hausse sur l’ensemble du territoire, s’interroger sur sa couverture réelle n’est pas une précaution superflue. Pour aller plus loin sur les questions de mobilité et d’équipement du quotidien, vous trouverez d’autres ressources utiles sur cette page.

